Archive de la catégorie «Mi piace sognare...»

La delicatezza… Cosi vorrei vivere…

janvier 16, 2008

(Encore deux matinées et c’est fini ! Moderne,  j’ai tenu le plan en 3 parties 3 sous-parties que le prof exigeait, je suis sortie la main en compote, 13 pages… Mon record ! Pas forcément gage de qualité, néanmoins ! Cet après-midi oral d’espagnol, l’examinatrice m’a même donné son mail à la fin de l’épreuve ! Ya pas, hein, un oral d’espagnol, c’est excellent pour l’ego ! )

L’existence est un gouffre d’interrogations… Et la philosophie tente depuis des millénaires déjà de trouver des réponses à “qui suis-je” “où vais-je” etc.

Mais les questions me lassent, elles m’harrassent, elles m’épuisent… Et à défaut d’y trouver des réponses, je cherche quelques bribes, quelques indices qui me mettraient sur la voie…

Une entrée triomphale, dans un palais romain, un fauteuil un peu désuet, qui t’invite au confort… Une maison idéale perdue dans un coin de ta tête et la conviction qu’elle sera bien réelle, un jour…

La douceur de vivre, voilà ce  à quoi j’aspire… Et plutôt que d’y aspirer seulement, je m’efforce d’appliquer ce fichu carpe diem dans un quotidien qui ne s’y prête guère…

Parfois, en te concentrant sur des petits détails qui pourraient te sembler anodins, dérisoires, insignifiants, ta journée s’allège, et tu as un peu l’impression d’être l’un de ces personnages éthérés qui hantent ton imagination…

La douceur de vivre, c’est un rayon de soleil en sortant d’un examen, c’est aller acheter ton magazine préféré pour ne pas déjeuner tout à fait seule, et c’est voir ton amoureux débarquer par surprise dans ton restaurant favori pendant que tu avales un maki !

C’est ne pas penser que ce moment est fugace, que dans une heure tu seras de nouveau en examen ou que tu vas dans ce bâtiment horrible perdu dans le XIIIème…

La douceur de vivre, c’est profiter de l’instant… Et trouver des images qui illustrent parfaitement cet état d’esprit… De l’insouciance, de la fluidité, de gracieuses volutes quelque part, au Rajasthan, des couleurs délicates et sourdes, une robe que tu adorerais porter un soir d’été, dans les rues de Rome, pour jouer les belles italiennes, et un je-ne-sais-quoi de nonchalance…

La douceur de vivre, c’est un définition terriblement personnelle, mais quand peu à peu tu parviens à mettre tes mots dessus, c’est à portée de tes doigts…

Camminamo ancora un po’

janvier 14, 2008

(Histoire romaine, c’est fait, j’ai survécu… Demain, le plus horrible de tous : la médiévale !)

Après ton café noir bien serré, dans les règles de l’art, tu es repassée dans le petit appartement que tu loues, à quelques encablures du Quirinale et de la piazza della Repubblica. L’interminable Via delle Quattro Fontane t’embarque jusqu’au sommet de la Trinité-des-Monts, la façade de l’église vient d’être rénovée, et elle a retrouvé toute sa grâce. Les escaliers les plus célèbres du monde se déroulent devant toi, comme un tapis hollywoodien, et tout en bas, une horde d’admirateurs n’attend que toi, nonchalamment accoudée à la deuxième terrasse, pour prendre la photographie parfaite. Tu es immortelle sur une cinquantaine de clichés… Le début de la gloire !

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Pourtant, cet avant-goût de la célébrité ne t’inspire pas davantage et tu préfères gravir de nouveau les marches, et flâner devant la Villa Médicis, propriété de ton cher pays, et qui abrite, peut-être, les Delacroix de demain… La bâtisse se dresse comme une forteresse égarée de la Renaissance, et triomphe sur la ville…

Tes pas t’emmènent, comme toujours, vers la terrasse de la Villa Borghese, un peu moins courue que le Pincio, et qui dévoile pourtant un panorama plus étonnant encore, sans le trafic de la Piazza del Popolo… Cette vue extraordinaire te subjugue chaque fois davantage, tu te sens voler au dessus de la cité, emportée par les nuances terracotta, cannelle, dorées et agrume des demeures romaines et par la verdure qui s’échappe des terrasses, comme autant de minuscules jardins de Babylone…

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Tu pourrais rester des heures à rêver devant un tel spectacle, à refaire le monde, ta vie et tout le reste juste en te laissant guider par ton imagination… Mais le temps file, ton amoureux arrive à Fiumicino dans deux heures à peine…

La suite de l’histoire n’appartient qu’à toi, mon cher lectorat…

Una passeggiata romana…

janvier 13, 2008

 Aujourd’hui, un petit voyage imaginaire, bienvenu en ces temps de stress (demain, histoire romaine, on se met dans l’ambiance…)…

Le soleil d’été caresse les façades ocres et brunes de la Via Nazionale, encore déserte en ce mardi matin… Tu descends la rue jusqu’à la “Machine à écrire”, le monument qui célèbre Vittorio Emmanuelle II et l’unification de l’Italie et sur l’immense place, un car de touristes est déjà arrivé. Tu regardes, amusée, les petits vieux en vacances soucieux d’immortaliser la cité… Tu longes les fori impériaux pour rejoindre le Colisée, et au tout début de la rue, à gauche, cette adorable terrasse, Massenzo, pour le petit-déjeuner… Un capuccino, des morceaux de pastèque, et un pain creux avec du beurre…

Le ciel est dégagé, la journée sera belle…

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Rome se dévoile à qui veut l’admirer, et à condition de savoir marcher sans regarder ses pieds… C’est une ville capricieuse, élégante et mystérieuse, quand tu crois la connaître, elle te prouve le contraire… S’il fallait y venir qu’une fois, à quoi servirait la Fontaine de Trévi ?!

Après ton petit encas, tu vas flâner dans le forum républicain, et de là, le Capitole te semble immense et orgueilleux…

Tu marches sur des pavés de marbres qu’ont foulés d’illustres noms de la civilisation occidentale, comme si c’était un simple jardin public… L’ambiance qui se dégage de ce lieu millénaire te rassure, tout semble figé dans le temps, marqué par des siècles de splendeur puis d’indifférence, comme un concentré d’histoire universelle… Le temps passe, même dans la vile éternelle…

Avant dix heures, les allées du forum sont encore paisibles… Tu gravis les marches du Capitole, et de la terrasse, tu t’égares encore un peu dans des songes républicains… César triomphe et les consuls harrangent le peuple depuis les Rostres… Tu es dans le quotidien d’une autre époque…

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Le temps file… Le marché commence Campo dei Fiori, tu voulais y être à l’ouverture, mais rien ne presse, au fond…

Tu passes sur la place du Capitole, sans même accorder un regard à Marc Aurèle, perché sur son cheval et accueillant le badaud, la main tendue… Tu descends en trottinant les escaliers de Michel-Ange… À croire que tous les génies du monde se sont donné rendez-vous ici…

Le Palazzo Venezia… Peut-être grimperas-tu sur la terrasse ce soir pour le coucher du soleil… Quand les lumières de la ville sont dignes d’un tableau impressionniste…

Tu trottes sur le Corso Vittorio Emmanuelle,  et arrives au Campo dei Fiori. Quelques courses pour un dîner en tête-à-tête, ton amoureux te rejoint ce soir. Des fleurs de courgette, des aubergines, des tomates, de la mozarella di Buffala et du parmesan vieux, évidemment, une palette d’Italie dans un panier… Dans la petite rue, à côté, tu vas à l’épicerie fine acheter de l’huile d’olive et du pain.

Ta promenade se poursuit dans les petites rues qui mènent au Palais Farnèse, la glorieuse ambassade de France, et à la Piazza Navona, l’écrin des rivalités baroques entre le Bernin et Borromini… Le glacier le plus couru de la ville vient d’ouvrir, et quelques gourmands impatients savourent des parfums enchanteurs, framboise et cannelle…

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Tu balances ton panier, cette ville est stupéfiante… À chaque coin de rue, une madone ou un antique romain… Des trésors… Des vicoli étroits qui mènent à des places oubliées de tous sauf de leurs habitants, heureux d’être dans le secret du silence… Sur les pavés, les premiers motorini (des Vespa rouges, what else ?!) vrombissent; et les klaxons, l’orchestre romain, commencent leur récital.

Tu marches depuis près de deux heures… La fatigue te gagne… Dans une rue derrière le Panthéon, tu t’asseois pour un café…

Suite dans un prochain épisode…