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Il centro del mondo

février 28, 2008

Au centre du monde, le Panthéon, dédié au butin sacré que les conquérants de la Rome républicaine avaient pillé sur toutes les rives de la Méditerranée. C’est le plus  vaste monument antique qui soit parvenu intact jusqu’à nous…Et à quelques pas de la là, à l’abris du continuel flot de touristes, la place Sant’Eustachio où l’on peut déguster, jusque très tard le soir, le meilleur café de la Ville…

De l’autre côté du corso Vittorio-Emmanuelle, un autre décor, le Campo dei Fiori, où des légumes, des fleurs, de la viande arrivés de la campagne environnante s’entasse dans un joyeux désordre… Le marché déborde même jusque dans les ruelles avoisinnantes… L’odeur des épices emplit le nez de voyages et d’inspirations culinaires… On en oublierait presque l’ambitieuse façade du Palazzo Pio, perdue au milieu de maisons disparates…

Tant pis pour le palais Farnese, tant pis pour le palais Spada où Borromini s’est laissé emporté par son imagination, tant pis pour la via Giulia où les petits commerçants cohabitent avec l’histoire, entre églises et palais séculaires… C’est vers la piazza del Popolo que nous nous dirigeons, ouverte par une porte sur l’antique via Flaminia qui nous conduit droit vers le nord de la péninsule… Cette place un peu chaotique il y a encore deux siècles, a été emballée dans le goût néoclassique de Valadier aux premières heures du XIXème siècle… Entre Tibre et Pincio, c’est l’éperon avancé des jardins de la villa Borghese où il fait bon s’assoupir au printemps…

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L’obélisque qui trône au centre de la place a été envoyée à Héliopolis par Ramsès II lui-même, comme l’atteste le cartouche… Où l’histoire se rencontre, avec les deux églises jumelles du Bernin, comme pour donner davantage de grandeur encore au Corso qui nous entraîne à la Piazza Venezia… Piazza del Popolo, comme Piazza Navona, deux grands cafés rivaux, Rosatti et Canova, étalent leurs terrasses…

Et la via di Ripetta, plus discrète que le Corso, conduit au mausolée d’Auguste dont la ruine est plantée de cyprès… Et de l’autre côté de la rue, l’Ara Pacis, symbole de la paix retrouvée, la fameuse Pax Romana

Entre les ruines de l’histoire grandiose de l’Urbs, au delà des cyprès, on aperçoit le dôme de San Carlo al Corso, dessiné par Pietro da Cortona… Peut-être l’un des plus beaux de Rome… Puis la Via Ripetta est rebaptisée, elle devient la via della Scrofa et poursuit son chemin jusqu’au coeur de la ville baroque, dans la grande boucle du Tibre, pour s’éteindre aux pieds de Saint Louis des Français… Derrière la piazza Navona, où nous allons nous reposer…

Baci a tutti !