Archives pour février 2008

Domani, sono fuori !

février 5, 2008

Aujourd’hui, en début d’après-midi, je passais mon oral d’histoire contemporaine devant une assistance très clairsemée puisque très peu de mes chers camarades avaient daigné se déplacer pour ce TD supplémentaire ! Qu’importe ! La crise des missiles Cuba me donne des ailes, ce sujet me passionne, et c’était probablement la seule occasion que j’avais de l’analyser pendant mes études, puisque c’est l’épisode le plus décortiqué de la Guerre froide… Tout s’est bien passé, et ma voix tremblotante de stress n’a rien gâché ! Ouf ! J’avais travaillé d’arrache-pied, profitant du temps en plus qui m’était imparti, du fait des grèves de novembre, pour vraiment peaufiner mon sujet…

Evidemment, je serais vraiment enchantée d’écrire un post sur ces événements (un jour peut-être… !), mais ce sont des considérations bien plus actuelles qui me préoccupent aujourd’hui… ! Il ne s’agit pas de perdre la moitié de mon lectorat avec mes délires d’historienne en herbe !

Pourtant, le dilemme crucial qui va se jouer ici n’est pas sans conséquences… Ce sont deux conceptions antagonistes du monde qui s’affrontent, et comme les non-alignés, je ne parviens pas à me décider pour un camp ou l’autre…

Il se trouve que je voudrais te proposer une présélection printannière d’un accessoire hautement essentiel (je  m’interroge d’ailleurs souvent si le substantif “accessoire” convient réellement à cette catégorie-clef de notre garde-robe), mais rassure-toi, une prise de position n’implique aucune attaque nucléaire… (Tu ne croyais tout de même pas qu’en t’épargnant octobre 1962, tu serais aussi exempt de parallèles débiles ?!)

Enfin, comme je te le disais, ce sont donc deux modèles idéologiques qui se font face, et la tension est palpable jusque dans les allées du Bon Marché, point de friction privilégié entre les deux hémisphères… Voici les premiers documents qui nous sont déjà parvenus pour chacun des deux “blocs” :

L’appellation se fait de façon parfaitement arbitraire, et pour ne pas froisser les esprits, je dirais qu’en Haut, nous avons :

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Un modèle Marc by Marc, que j’idolâtre en noir, parfaitement intemporel mais avec ce je-ne-sais-quoi d’original dans les brides (ne me demande pas le prix si tu ne veux pas me fâcher !)…

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Un modèle un peu fou mais me semble-t-il très élégant, d’un “pays émergent” (donc une marque inconnue à mon bataillon pour l’instant), Report Signature Shoes…

Et dans le camp d’en Bas :

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Un modèle que j’affectionne beaucoup du fait du nom de la marque Dolce Vita… !

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Un classique qu’on ne présente plus, Maloles, notre héroïne à toutes… J’adore la bride au talon, ça change du modèle complètement fermé, et c’est très estival, non ?

Alors, au printemps, du côté de quel hémisphère penses-tu te ranger ?

Sinon, demain matin (enfin le 6, ça dépend à quelle heure tu lis mon post !), je vais voir l’expo Christian Lacroix aux Arts Déco, je te tiens au courant, evidentemente !

 

 

Arrivo tardi ?

février 4, 2008

Je sais, on est lundi, et qui dit lundi dit post… Et je débarque en début de soirée, alors que j’ai passé la journée devant mon ordi… ! Mais ordi allumé n’est pas forcément synonyme de blogging intensif !

Il se trouve que j’ai passé ce premier jour de la semaine à faire des plans, des plans de chez mon amoureux, et à refaire la déco de chaque pièce, à l’échelle… Et j’ai constaté amèrement que :

1. Refaire une déco coûte un oeil, surtout quand tu n’arrives pas à te débarrasser d’un canapé et d’une table très chers et très laids (si tu as une idée d’ailleurs… j’ai tout essayé : ebay, antiquaires, brocanteurs, débarras, commissaires priseurs, personne n’en veut)…

2. Tous les nouveaux meubles que je voudrais y mettre ne rentrent pas…

3. De belles heures de bricolage en perspective…

Je suis en train de passer monumentalement à côté d’une vocation d’Andrée Putman… Et la Damidot à côté de moi, c’est de la gnognotte…

D’ailleurs, la semaine dernière, j’ai refait la déco de la chambre de la puce (ma petite belle-fille, dois-je te le rappeler… ?), et je te laisse apprécier le résultat :

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Dans la mesure où cette chambre s’est soldée par un samedi de peinture, et deux erraflures à cause d’une maudite étagère suédoise (que tu ne vois pas sur la photo…), tu as plutôt intérêt à dire qu’elle est réussie…

Mais pourquoi cette soudaine frénésie de décoration t’interroges-tu peut-être ? Il se trouve qu’un emménagement commun se profile après l’été, et que l’appartement de mon amoureux tient plus du camping que de Versailles… Il m’a donné carte blanche pour penser son intérieur ! À défaut du budget qui me permettrait de réaliser mes délires… !

Et ce dimanche, ma penderie a accueilli un nouveau venu… Une pièce unique au monde, et sur mesures… Quand on prend goût au luxe, n’est-ce pas… Je n’ose même pas écrire son prix… C’est indécent… !

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10€ !!! Le prix du paquet de laine grise… Quelques heures de travail maternel plus tard, quelques après-midi de mornes dimanches bien occupées, et une attente insoutenable, tu peux apprécier l’objet fini !

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Un gilet librement inspiré de la pièce culte (et beaucoup trop longue pour moi…) CdC… Agrémenté d’une broche Christian Lacroix dénichée dans une petite boutique nîmoise que j’adore et dont le nom m’échappe…

Cosa ne pensi ?

La primavera…

février 1, 2008

Un début de nouvelle saison dans les magasins est forcément synonyme de branle-bas de combat pour l’élaboration d’une shopping list inédite et pleine de promesses ! Hier, c’était les premières manœuvres, un repérage très général dans les rayons du temple de la mode parisienne, l’empire de la tentation : le Bon Marché !

Avant même de me lancer dans cette expédition de défrichement, j’avais fait un premier repérage sur le net, pour définir une première carte de ce nouveau monde… C’était sans compter sur la paresse des marques qui sont encore rares à avoir mis en ligne les clichés de leurs collections… Enfin, les piliers de ma garde-robe ne m’ont pas fait défaut : Maje, Vanessa Bruno et VB Athé m’ont régalée de ce premier aperçu…

Dans l’après-midi, c’est avec la ferme intention de regarder que je pénètre dans cet antre surchauffé et réconfortant après une contrariété et la froideur de l’hiver qui revient… Trop de monde au rayon sacs, des femmes comme des essaims d’abeilles autour des derniers bacs de soldes… Je grimpe au premier étage, lieu de perdition et de tournis s’il en est…

L’élaboration d’une shopping list requière de la méthode et de la rigueur, comme pour composer une dissertation… Et là, je découvre le sujet et entame mon brouillon ! La problématique de ce printemps n’a rien d’évident entre l’éventail fou des matières, des coupes et des styles, le spectre du hors sujet plane…

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D’abord, la papesse, dont les pièces assure un succès quasi automatique… C’est l’amorce qui tue dans une introduction, qui annonce parfaitement l’intégralité de la copie ! Vanessa Bruno, un coup d’œil rapide, des tombés toujours aussi intéressants, des couleurs tendres, et un premier top blanc, classique sans l’être qui me plait bien… Erotokritos, je ne maîtrise pas encore ce sujet donc je passe… Claudie Pierlot où trônent des couleurs franches et acidulées -rose pastèque et vert tilleul-, des petites choses délicates, un gilet sans manches en coton tricoté qui viendrait égayer mes petites robes écrues de l’été dernier, un boléro digne de Bonpoint… On dirait des bonbons… Joseph attire bien trop de monde à cause des encarts “-50%”, je fuis !

La passerelle (où triomphe la fuite d’eau la plus chic de Paris) m’entraîne vers les pires ennemis de mes finances… Marc by Marc : une robe en mousseline imprimée rouge et blanche, que j’oublie aussitôt, le prix est indécent,.. Et la nouvelle collection Maje que j’ai déjà aperçu avenue des Ternes la semaine dernière… Moi, la droguée aux blouses romantiques, je vais être servie : il y en a déjà une d’un jaune très doux que je peine à sortir de mon esprit, assortie d’un petit pull très fin, et une autre, flanquée de graciles volutes violettes qui me hantent déjà… Les couleurs trops neutres de CdC ne m’attirent pas encore, trop proches de celles du ciel de ces derniers jours, chez Sandro, rien encore… Mais le BM n’a pas encore dit son dernier mot et le coup de grâce m’attend chez Vanessa Bruno Athé où TOUT me plait, les coupes et les couleurs, les matières et les détails… Faire une sélection parmi ces blouse -encore !- et ses robes légères ne sera pas chose aisée… Et comme pour une dissertation, le temps d’une shopping list est limité : une saison à peine !

Je panique… ! La passerelle constitue une issue de secours, je file vers les chaussures… Et moi qui, il y a deux jours encore, ne jurais que pas les talons, je me sens irrésistiblement attirée par des ballerines bariolées chez Repetto, Maloles et MJ… C’en est trop ! Il me faut un rayon plus calme, je traverse l’étage pour gagner les escalators, lorgnant à peine sur les tueries Zac Posen et Alberta Ferretti… Le deuxième étage est en travaux, qu’importe ! Je vais me réconforter au rayon coussins et plaids, encore de saison… Cette débauche de tissus me lasse… Je m’évade et descends jusque dans les entrailles du bâtiment, me réfugier dans les livres, à rêver comme une gamine devant les photos de maisons d’écrivains…

Et il m’attend serein, le dernier de la pile… Celui que j’avais failli acheté à la Fnac il y a quelques temps, et que j’avais reposé par flemme de le porter toute la journée… Je le feuillète encore, pour m’assurer quil n’a rien perdu de son charme depuis notre première rencontre… Je le glisse sous mon bras pour faire un tour plus complet de la librairie… La caisse, le penny qui se fait passer pour 5 centimes, la foule, les portes, le froid, le métro…

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L’appartement de mon homme, vide encore, une couette cosy et mon livre sur le genoux, avec les couleurs et les harmonies qui défilent…

Et toi, tes premiers repérages du printemps ? Cosa vuoi per la primavera ?

Baci a tutti !