Aujourd’hui, un petit voyage imaginaire, bienvenu en ces temps de stress (demain, histoire romaine, on se met dans l’ambiance…)…
Le soleil d’été caresse les façades ocres et brunes de la Via Nazionale, encore déserte en ce mardi matin… Tu descends la rue jusqu’à la “Machine à écrire”, le monument qui célèbre Vittorio Emmanuelle II et l’unification de l’Italie et sur l’immense place, un car de touristes est déjà arrivé. Tu regardes, amusée, les petits vieux en vacances soucieux d’immortaliser la cité… Tu longes les fori impériaux pour rejoindre le Colisée, et au tout début de la rue, à gauche, cette adorable terrasse, Massenzo, pour le petit-déjeuner… Un capuccino, des morceaux de pastèque, et un pain creux avec du beurre…
Le ciel est dégagé, la journée sera belle…
Rome se dévoile à qui veut l’admirer, et à condition de savoir marcher sans regarder ses pieds… C’est une ville capricieuse, élégante et mystérieuse, quand tu crois la connaître, elle te prouve le contraire… S’il fallait y venir qu’une fois, à quoi servirait la Fontaine de Trévi ?!
Après ton petit encas, tu vas flâner dans le forum républicain, et de là, le Capitole te semble immense et orgueilleux…
Tu marches sur des pavés de marbres qu’ont foulés d’illustres noms de la civilisation occidentale, comme si c’était un simple jardin public… L’ambiance qui se dégage de ce lieu millénaire te rassure, tout semble figé dans le temps, marqué par des siècles de splendeur puis d’indifférence, comme un concentré d’histoire universelle… Le temps passe, même dans la vile éternelle…
Avant dix heures, les allées du forum sont encore paisibles… Tu gravis les marches du Capitole, et de la terrasse, tu t’égares encore un peu dans des songes républicains… César triomphe et les consuls harrangent le peuple depuis les Rostres… Tu es dans le quotidien d’une autre époque…
Le temps file… Le marché commence Campo dei Fiori, tu voulais y être à l’ouverture, mais rien ne presse, au fond…
Tu passes sur la place du Capitole, sans même accorder un regard à Marc Aurèle, perché sur son cheval et accueillant le badaud, la main tendue… Tu descends en trottinant les escaliers de Michel-Ange… À croire que tous les génies du monde se sont donné rendez-vous ici…
Le Palazzo Venezia… Peut-être grimperas-tu sur la terrasse ce soir pour le coucher du soleil… Quand les lumières de la ville sont dignes d’un tableau impressionniste…
Tu trottes sur le Corso Vittorio Emmanuelle, et arrives au Campo dei Fiori. Quelques courses pour un dîner en tête-à-tête, ton amoureux te rejoint ce soir. Des fleurs de courgette, des aubergines, des tomates, de la mozarella di Buffala et du parmesan vieux, évidemment, une palette d’Italie dans un panier… Dans la petite rue, à côté, tu vas à l’épicerie fine acheter de l’huile d’olive et du pain.
Ta promenade se poursuit dans les petites rues qui mènent au Palais Farnèse, la glorieuse ambassade de France, et à la Piazza Navona, l’écrin des rivalités baroques entre le Bernin et Borromini… Le glacier le plus couru de la ville vient d’ouvrir, et quelques gourmands impatients savourent des parfums enchanteurs, framboise et cannelle…
Tu balances ton panier, cette ville est stupéfiante… À chaque coin de rue, une madone ou un antique romain… Des trésors… Des vicoli étroits qui mènent à des places oubliées de tous sauf de leurs habitants, heureux d’être dans le secret du silence… Sur les pavés, les premiers motorini (des Vespa rouges, what else ?!) vrombissent; et les klaxons, l’orchestre romain, commencent leur récital.
Tu marches depuis près de deux heures… La fatigue te gagne… Dans une rue derrière le Panthéon, tu t’asseois pour un café…
Suite dans un prochain épisode…




janvier 13, 2008 à 10:19
Génial. Je t’avoue que ‘jai failli pas lire, rapport que je révise comme une folle (mouais) la Renaissance en Italie, et que le Bernin et Borromini, j’en ai ma claque, mais ‘jaime tellement Rome, et ta manière d’écrire, que ça, je pouvais pas le rater!
Merci pour cette balade, je m’y suis crue, et revue, quelques années avant, sur la Piazza Navona, avec ma glace au yaourt, béate devant la Fontaine des Quatre Fleuves!
janvier 14, 2008 à 12:27
Merci la belle!!! Une bien jolie promenade qui donne envie de partir loin de tout ce quotidien épuisant et de cette grisaille…
Une très belle balade qui sent bon le sud…
Gros bisous à toi et courage!
janvier 14, 2008 à 11:47
Merci Emeline pour cette belle ballade! Ca m’a rappelé d’excellents souvenirs, il y a quasiment deux ans jour pour jour, où je m’envolais pour Rome avec mon amoureux pour un petit WE prolongé…
janvier 14, 2008 à 12:49
Une délicieuse promenade, Emeline, qui dépayse drôlement…
janvier 14, 2008 à 1:00
Merci pour cette balade qui permet de s’évader un peu en ce début de semaine.C’est tellement agréable!
janvier 14, 2008 à 1:53
*Camille : Tu vas me faire rougir ! Merci ! Je suis ravie que ça t’ait plu ! (Pourquoi tu as parlé de la glace au yaourt, hein, pourquoi ?!!! j’en veux une MAINTENANT ! Toi aussi, c’est une addiction ?!)
*Fée Clochette : Oh oui… j’ai vraiment besoin d’évasion aussi… ! Vivement vendredi et la fin des examens, ce sera déjà bien ! Gros bisous et merci !
*Zabou : De rien ! Rome, c’est la destination romantique par excellence… ! C’est magique !
*Fanette : Merci beaucoup ! C’était le but ! C’est parfait si j’ai pu te faire voyager un peu !
*Mlle ACB : Oui, ça fait du bien… Ce serait encore mieux si ce n’était pas qu’imaginaire ! Bisous miss !
janvier 14, 2008 à 3:26
Rome, une des plus belles villes du monde, tu es mon idole, je te bénie.
Amen.
Et sinon, rien à voir mais j’ai vu que tu avais posté sur le billet de vendredi13 à propos des salons de thé ladurée ce matin, et comme on n’arrivait pas à se départager avec ma coblogueuse valerie (oui, on est grave, on a des préoccupations de malades) on a fait un billet dessus, je t’invite à aller voir
janvier 14, 2008 à 3:49
Bon, tu m’excuses mais là, j’ai un avion à prendre, je sais pas, une envie subite pour Rome par exemple……..
janvier 14, 2008 à 4:24
Eh bien , c’est une très jolie histoire, j’attends impatiemment de connaître la suite….
janvier 14, 2008 à 8:28
*Juliette : Waouh ! Merci ! J’irai faire un tour sur cet article, je n’ai pas du tout eu le temps pour l’instant !
*Camille : Attends-moi, attends-moi !!!!!
*Eva : Ayé, la suite est écrite !
Merci miss !
janvier 14, 2008 à 8:31
Tu vas me maudire mais j’ai été à rome il y a… 4 ans et je n’en garde pas un souvenir impérissable. A cela plusieurs raisons. 1/ Je venais de me séparer de mon copain de l’époque et le moral n’était pas au beau fixe… 2/ Les romains étaient pour la plupart hyper désagréables, mais bon, je ne suis pas sectaire, peut être avons nous joué de malchance… 3/ Ayant été de nombreuses fois en italie, j’ai été beaucoup plus conquise par d’autres villes (notamment Florence, Venise ou Sienne ou encore la région des Alpes italiennes) 4/ Je suis plus sensible à la Renaissance (Florence donc) qu’à l’Antiquité. Bref, il n’empêche que ton post m’a apporté un peu d’évasion qui me manque en ce moment… Et vive la cuisine italienne !
Bises
janvier 14, 2008 à 8:47
*Hélène : C’est déjà pas mal si tu as pu t’évader !!! C’est vrai que j’ai eu la chance de voir Rome à chaque fois dans des conditions parfaites, en 2000 et 2001 pour l’année sainte, avec un ambiance très festive partout et avec mon amoureux l’an dernier… Peut-être faudrait-il que tu y retournes ! Firenze (je déteste le nom en français, c’est celui de la gragnasse d’ex de mon chéri !) est une ville que je n’aime pas trop, trop froide et arrogante pour moi… Probablement à cause de l’histoire! Mais pour sienne, Venise et le Nord, je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est vraiment magnifique ! Mais Rome reste ma chouchoute !
Bisous
janvier 14, 2008 à 10:40
La glace au yaourt, une addiction? c’est un euphémisme!
Mais toi, tu as la chance d’avoir un Amorino qui en fait des environ aussi bonnes pres de chez toi….! Moi, si je dois me taper 1h50 de TGV a chaque envie de glace, je suis pas rendue….!
janvier 15, 2008 à 6:12
*Camille : Oui, c’est vrai, ya Amorino… Mais pas la piazza Navona… !